De plus en plus de particuliers se lancent dans l’élevage de poules, et ce, pour de multiples raisons. La première d’entre elles est de pouvoir récolter ses propres œufs, dont la qualité sera maximale et le prix de revient minime, l’acquisition de poules pondeuses et l’aménagement d’un poulailler familial représentant un investissement plus que raisonnable, en plus d’être un projet enrichissant. C’est aussi se reconnecter avec le rythme de la nature, mais également s’inscrire dans une démarche écologique de production locale et vivrière, et une manière de relever en partie les défis envirronementaux de notre époque, comme nous le verrons plus loin. Peu gourmandes en place, il est possible d’accueillir des poules chez soi, et ce, même si l’on dispose d’un petit terrain, à condition d’optimiser l’espace qui leur sera consacré. Dans la suite de cet article, découvrez nos conseils et astuces pour donner les meilleurs soins et aliments à vos poulettes, récolter des œufs savoureux, et valoriser leurs déchets au jardin.

Quelle est la meilleure alimentation pour des poules pondeuses ? 

Omnivores, les poules ne sont pas difficiles sur le plan de la nourriture, celles ci pouvant consommer une grande part de nos restes alimentaires, de même que certains déchets,  comme les épluchures. Il est néanmoins crucial de fournir à vos poules pondeuses un régime alimentaire  équilibré,  afin  qu’elles reçoivent l’intégralité des apports en minéraux et vitamines nécessaires à leur bien-être ainsi qu’à leur santé. En plus d’avoir la satisfaction de leur prodiguer les meilleures attentions, cela aura par ailleurs des effets positifs sur la quantité et la qualité des œufs qu’elles pondront. Pour cela, un mélange de grains et céréales, dont les poules raffolent, seront parfaitement adaptés et constitueront la base de leurs repas, en plus de leur apporter des bienfaits fortifiants pour leur organisme.

Ces grains pourront se conserver facilement été comme hiver, libre ensuite à vous d’agrémenter leurs repas de « friandises » issues de vos restes alimentaires. Pour constituer votre stock, nous vous recommandons de vous rendre sur https://www.farmi.com/, ou vous pourrez trouver une alimentation équilibrée, spécialement conçus pour les animaux de basse-cour, à l’unité, mais aussi en grosses quantités, si vous voulez constituer des réserves tout en faisant des économies au passage.

Ces céréales constitueront la plus grande part de l’alimentation de vos gallinacés. En pratique, nous vous recommandons d’en inclure une proportion d’environ 70 % de leur alimentation totale, en composant un mélange de diverses céréales. Il pourra contenir selon votre convenance du blé, du maïs, ou encore de l’avoine, qui seront complétés de sources de protéines sous la forme de graines entières. Ici, on jettera son dévolu sur des graines de tournesol et de colza, ou encore de lin, de soja ou de pois.  Notons au passage l’orge est absolument à proscrire, celui-ci étant trop piquant pour nos volatiles. Vous pouvez composer ce mélange vous-même, ou en acquérir des sacs déjà constitués si vous désirez gagner du temps et de la place. Pour les poussins, un mélange spécial est également disponible chez les vendeurs spécialisés. De plus, il est par ailleurs courant, dans le but de favoriser la digestion des poulettes, d’ajouter dans leurs aliments certains compléments, à l’instar des écailles d’huitre ou encore d’un broyat de coquillages. 

Privilégier une alimentation variée. 

Pour compléter la base constitué d’un mélange de céréales, il faudra offrir à vos poules des aliments variés, au premier plan desquels une bonne part de vos restes et déchets alimentaires.  Mais aussi des insectes qu’elles picoreront en grattant le parcours extérieur que vous aurez aménagé pour elles… Tous les aliments ne convenant pas, nous reviendrons sur les ceux à proscrire et à éviter plus loin dans cet article. Le pain sec, qu’elles adorent, pourra vous servir à leur confectionner la bien nommée « pâtée des poules », en le ramollissant dans de l’eau et en y incorporant vos restes, que nous vous recommandons broyer au préalable pour faciliter leur ingestion et leur digestion.  Parmi ces restes, vous pouvez utiliser les épluchures, à l’exception de celles que nous citerons plus loin, les croutes de fromage dont le calcium apportera un excellent apport pour les coquilles des œufs, mais aussi les restes de charcuterie tels que la couenne de jambon et la peau de saucisson. Les plats cuisinés peuvent, également, être donnés aux poules, à condition de ne pas contenir trop d’épices, de sucre, ou encore de sel. 

Les aliments à proscrire et les plantes dangereuses à éviter. 

Certains aliments sont nocifs, quand certains ne s’avèrent pas tout simplement toxiques, voire mortels pour les gallinacés, il faudra donc apporter une attention particulière afin que ceux qui suivent ne se retrouvent pas dans leurs repas. Ainsi, il faudra en premier lieu proscrire les pommes de terres, les tomates et les aubergines crues ainsi que leurs épluchures. Si vous avez des lapins, ils en feront en revanche un vrai un festin. Bien cuits en revanche, les poules seront en mesure de les consommer, mais il est préférable de s’en passer si possible. Les oignons, avocats et pépins de fruits sont, quant à eux, à éviter absolument, car très toxiques, vous l’aurez de ce fait compris, il faudra extraire les pépins présents dans les fruits avant de les offrir aux poules. Il en va de même avec le chocolat, très toxique, ainsi que les sucreries, qui n’apporteront aucun bienfait nutritif et ne feront que grossir inutilement nos gallinacés. À cette liste viennent s’ajouter les trognons et feuilles de chou, mais aussi de poivrons, de poireaux et de tomates, et ce, même s’ils ont été cuits au préalable. Enfin, si les poules raffolent des restes, ceux-ci doivent être frais, s’ils présentent l moindre signe de moisissure ou de pourriture, retirez les parties infectées ou envoyez-les au compost s’ils sont trop abimés.