Les soins à donner aux chiots

Les soins à apporter aux nouveaux-nés

S’assurer avant toute chose que le dernier petit est né et que son placenta a bien été expulsé.

Au toucher il sera facile de constater qu’il ne subsiste aucun volume suspect. Le nombre des chiots est variable. Chez les grandes races, les portées peuvent atteindre douze ou même jusqu’à dix-huit.

On a vu des portées de vingt petits, cela est rare et regrettable. En revanche, pour les petites races, ce nombre est limité. Il en est de même pour les primipares. Il s’agit là des femelles qui enfantent pour la première fois et qui ne mettent bas, en général, que deux petits, très rarement plus de quatre ou cinq.

Les nouveau-nés ont les yeux fermés et rampent maladroitement vers les tétines maternelles, en connaissant d’instinct le chemin.

Pendant les quinze premiers jours, les petits se nourriront exclusivement du lait de leur mère en même temps que cette dernière mangera toutes leurs déjections. Cette ingestion pouvant causer des fermentations intestinales, il sera bon d’administrer des ferments lactiques à la jeune maman. Veiller à ce qu’elle ait toujours à sa portée de l’eau fraîche toujours renouvelée.

Pour reconstituer ses forces, on lui donnera quatre repas à base de viande crue par jour. Surveiller les fonctions digestives et rénales de l’accouchée. L’apparition d’excréments nauséabonds est un motif de consulter d’urgence.

Il arrive que deux ou trois semaines après la mise bas, la chienne renverse convulsivement la tête en arrière ou soit prise de spasmes nerveux ou de convulsions qui la font tomber sur le côté en haletant bruyamment. Elle est alors en proie à une crise d’éclampsie ou fièvre de lait dont le traitement
relève du vétérinaire qui injectera aussitôt du calcium par voie intraveineuse.

La croissance des chiots

Pour une croissance sans histoire, ce qu’il faut avant tout à la jeune portée est la tranquillité. Il est recommandé d’écarter les curieux, de ne pas laisser quiconque manipuler les nouveau-nés. Cela pour leur bon équilibre, et parfois même pour leur vie et aussi parce que la maternité rend souvent les chiennes les plus douces aussi agressives que des tigresses si elles croient que leurs petits courent un danger quelconque.

La meilleure solution est d’isoler totalement la petite famille pendant trois jours. A ce moment-là seulement on pourra manipuler les nourrissons avec douceur afin de les examiner et, éventuellement, de les peser.

A l’âge d’une semaine, on devra couper les ergots et la queue aux races qu’il est d’usage de parer de la sorte. Dix ou douze jours après la naissance, les petits ouvrent les yeux. On peut aider à cette opération en les tamponnant doucement au moyen d’un coton imbibé d’eau tiède, sans addition d’aucune sorte.

Agés de deux semaines (parfois même avant), les chiots commencent à se déplacer et à sortir de la caisse natale. On observera à cette occasion le bon fonctionnement de leur vessie et on commencera même à leur inculquer des rudiments de propreté en les incitant à se soulager sur un journal.

Au bout de trois semaines, le lait maternel ne suffit plus. On commencera donc à donner un supplément alimentaire : lait hyperazoté de chienne, bouillie de céréales 1 er âge, petites quantités de viande crue pulpée ou de poisson haché. Les petits pots d’aliments pour bébés humains seront aussi les bienvenus.

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