Le sommeil chez le chat

Sa journée se décompose ainsi : 35% de vie bien active, 50% de sommeil léger (dit « paradoxal »), et 15% de sommeil profond. Il dort plusieurs fois par jour et par nuit, et s’éveille souvent. Après une bonne période d’activité, maître chat a besoin de repos. Quand on sait que son cœur émet 150 battements par minute, on conçoit qu’il ait besoin de longues périodes de sieste (le chat est l’animal domestique dont le cœur bat le plus vite) !

« Il ne faut pas réveiller le chat qui dort » dit le dicton. Sa réaction peut être imprévisible, et prouve un réel traumatisme. Réveillé brutalement, un chat se pétrifie, le regard fixe. Proche d’un état d’hypnose, il peut avoir une réaction brutale, et peut d’un bond s’enfuir par la première porte ouverte. Revenu sur terre, il viendra se frotter contre vos jambes, ou cherchera un endroit plus tranquille pour se rendormir. On a plongé des chats en état d’hypnose, et on a découvert qu’ils possèdent un psychisme tout à fait incompréhensible à l’heure actuelle.  Qu’importe ! Même s’il s’habille de mystère, le chat nous est familier, et bien souvent, le « courant passe » entre lui et nous. Il suffit d’un peu d’attention et d’observation, et de ne pas oublier que le bel animal n’est pas notre serviteur, mais notre compagnon. Il est cependant très dépendant de son maître (dans l’indépendance), et s’il peut se débrouiller seul, il n’en est pas moins malheureux pour autant. Combien de chats n’ont-ils pas parcouru des distances inimaginables, pour retrouver non pas leur maison, mais bien leurs maitres ?

Cela dit, le chat n’est pas un animal comme les autres. Etudiez ses réactions, et ne le forcez pas à faire une chose qu’il déteste, ou à ne pas en faire une qu’il aime par-dessus tout.

Mais attention ! Ne pas forcer son chat ne veut pas dire lui laisser faire ses trente-six mille volontés, et contempler avec béatitude les (nombreuses) bêtises qu’il commet il faut « dévier » ses pulsions ! Noble mais délicate entreprise qui dépend en grande partie du caractère propre de votre joyeuse petite bête…

Puisque vous vous proposez de l’éduquer, mettez-vous d’abord à sa place : respectez son sommeil (dites-le à vos enfants !), et vous aurez toutes les chances d’avoir un animal équilibré. Jouez avec lui en lui apprenant peu à peu que tout n’est pas permis (il ne doit pas grimper sur la table au moment des repas…). Inventez-lui des jeux : il en sera fort aise. Tant que le chaton joue, vous lui interdirez de sortir ses griffes à tout moment : mieux vaut éviter les mauvaises habitudes dès l’enfance, car si les ongles d’un chaton picotent aimablement, ceux d’un adulte sont bien douloureux ! En dernier recours, il faudra lui couper l’extrémité des griffes. Toutefois, si vos relations sont bonnes, le jeu se déroulera « à patte de velours », le plus souvent.

Respectez l’indépendance de l’animal, et vouez-lui une affection sans limite. Vous serez admirablement payé en retour, car un chat aime qu’on l’aime.

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