1/ Gestion des environnements stressants
Lorsque l’état d’adaptation est contrôlé, l’effet « stress » peut être bénéfique car il permet au chien de se tenir en éveil, vigilant à son environnement et au comportement de son maître. Par contre, lors d’une confrontation avec un environnement inconnu ou associé à une mauvaise expérience, l’adaptation au milieu n’est plus contrôlée et les réactions du chien paraissent disproportionnées. Ce peut être le cas lors :
- d’un passage à proximité d’un feu
- d’un passage dans le noir (tunnel, trou, pièce sombre…)
- de la présence d’une foule, d’engins bruyants (déblaiement, services de secours, patrouille en gare ou de festivités…), ou du terrain de compétition à proximité
- de la montée dans un ascenseur
- de coup de feu
- de voyage en avion ou d’hélitreuillage
Gestion immediate
La gestion immédiate face à un environnement stressant demande une grande confiance du chien vis-à-vis de son maître, beaucoup de calme de la part de ce dernier et surtout une motivation permettant au chien de se rapprocher d’une situation agréable, appréciée et lui occultant une partie du milieu stressant. Cette motivation peut se faire par un encouragement à la voix ou grâce à un objet de jeu.
Bien évidemment, plus le temps de stress sera court, plus le chien et le maître seront à même d’effectuer leur travail ou leur exercice dans de meilleures conditions.
En aucun cas il ne faut contraindre le chien par la force sous peine d’instaurer une phobie, voire une réaction fortement agressive à jamais inscrite dans sa mémoire. Si les encouragements n’ont aucun effet, mieux vaut contourner la difficulté provisoirement (prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur, éclairer au mieux les passages sombres, contourner les engins bruyants…) et réserver une partie des entraînements aux exercices d’adaptation.
Gestion préventive
Elle est primordiale et débutera dés l’acquisition du chien et continuera tout au long des entraînements.
Lors de l’acquisition d’un chiot, la prévention face aux environnements stressants passe par le phénomène « d’habituation ». Cela consiste à présenter au chiot, dès son plus jeune âge, les environnements qu’il risque de rencontrer dans sa vie, afin qu’il les intègre comme environnements connus et non hostiles :
- l’emmener au marché (côtoyer la foule)
- passer à proximité des zones de travaux (démolition ou travaux urbains)
- lui présenter d’autres animaux (bétail, chevaux, oies…), notamment pour les chiens de pistage
- l’habituer aux différences de luminosité
- entraînement d’hélitreuillage
Cela demande du temps et de la disponibilité de la part du maître. Cette habituation est également nécessaire pour le maître afin de connaître parfaitement les réactions de son chien et de limiter son propre stress.
La présence aux côtés du chiot d’un chien adulte déjà aguerri face à ces situations permet de faciliter cet apprentissage et le travail du maître, notamment pour la confrontation à l’eau, le passage dans la foule, les montées d’escalier ou d’ascenseur…. En effet, le mimétisme est l’un des modes d’apprentissage naturel les plus utilisés dans les meutes sauvages.
Pour un chien adulte, sa réaction face aux environnements stressants fait partie des tests d’acquisition. En effet, à l’âge adulte, il est plus difficile voir impossible de faire accepter une situation hostile, surtout si celle si est associée à une expérience négative (peur, traumatisme…), il faut du temps, de la patience et surtout du jeu.
Bien évidemment, tout apprentissage doit se faire progressivement de façon à ne pas saturer le chiot ou le chien adulte et de renforcer le stress plutôt que de le limiter.
Enfin, certaines situations stressantes peuvent être facilement évitées :
- garer les véhicules au calme et non le plus près possible du terrain de compétition ou du lieu de recherche
- éviter de monter un chien en soute près des réacteurs (émission importante d’ultrasons)
- éviter de laisser tout le monde caresser le chien avant son travail.
2/ Gestion des situations dangereuses
Lorsqu’une équipe cynotechnique participe à une intervention, les conditions de travail peuvent présenter des situations dangereuses pour la santé et la carrière du chien. Quelque soit le travail effectué (recherche de stupéfiants, d’explosif, de personne, travail de patrouille, ou de sauvetage), l’équipe cynotechnique peut être confrontée à ces situations :
- passage au dessus du vide
- présence de nombreux trous
- terrain instable ou glissant (décombres, anciennes carrières, plaques de glace)
- présence d’obstacles pointus et tranchants : ferrailles, verre cassé, tôles, barbelés…
- travail en mer par mauvais temps
- présence de malfaiteurs armés.
La majorité des chiens ne sont pas conscients de l’existence d’un danger.
Risques associés
Le risque est avant tout traumatique par chute ou par blessure. Mais il peut être également psychologique suite à la peur ressentie par le chien (même si aucune blessure n’y est associée -début de noyade par exemple).
La noyade et la chute représentent les plus gros risques.
La dangerosité de la situation peut également venir des blessures éventuelles et de leurs séquelles : section d’un tendon, d’un vaisseau ou d’un nerf par une tôle ou un morceau de verre, intrusion d’un morceau de ferraille ou d’une arme blanche. Ces risques sont d’ailleurs partagés par le chien avec son conducteur.
Gestion immédiate
Face à une situation dangereuse, le chien refuser de progresser (notamment face au vide ou aux vagues) de ne progresser que forcé, au risque d’augmenter le risque de blessure. C’est alors au conducteur d’intervenir afin que le chien progresse dans les meilleures conditions possibles : par la motivation si le risque est peu important, par l’obéissance (position statique ou rappel en attendant que le maître évalue correctement la situation) et le contournement si le risque est important. L’utilisation d’une corde de soutien n’est pas souhaitable car elle peut gêner le chien dans sa recherche, se coincer et le déconcentrer, voire le blesser.
Dans ce dernier cas, le conducteur devra mettre en application les gestes de premiers secours si nécessaire. Il pourra remettre le chien au travail si la blessure est légère, ou demander son évacuation lorsque nécessaire. Dans tous les cas, au retour d’un travail en terrain difficile (verre cassé, ferrailles, tôles,…), le conducteur doit inspecter minutieusement son chien : coussinets (coupures ou brûlure par produits chimiques liés à la fabrication de stupéfiants), espaces inter digités, fourreau chez le mâle, faces ventrales de l’abdomen et du thorax.
Gestion preventive
Il est possible, lors des entraînements, d’estimer le comportement du chien et de l’habituer à côtoyer certaines situations difficiles, en le faisant :
- marcher sur des tôles
- passer sur une poutre au dessus du vide
- passer au milieu de débris divers
Sur intervention, la prise de renseignement sera essentielle :
- reconnaissance du terrain
- conditions météorologiques
- existence de zones à risque (risque de glissement sur des carrières, présence de produits chimiques)
- présence d’individu armé (arme blanche ou arme à feu)…
En situation dangereuse et quelle que soit la discipline, le conducteur n’engagera son chien qu’après s’être fait accompagné par un autre personnel.
3/ Gestion des fortes chaleurs
Qu’elles soient saisonnières ou occasionnelles (mission en théâtre d’opération extérieur pour les chiens militaires ou de recherche/sauvetage, compétitions ponctuelles), les fortes chaleurs climatiques sont l’ennemi du chien de travail. Le chien est, en effet, un animal qui régule relativement mal sa température corporelle, ne disposant pour ce faire que de son halètement thermique (évacuation de chaleur par l’air expiré, refroidissement par l’air inspiré par l’intermédiaire des cornets nasaux qui jouent un rôle de radiateur). La transpiration se limite chez le chien à la zone anatomique des espaces interdigités.
Risques associés
Travaillant par forte chaleur, le chien accroît son risque de problème dans la mesure où l’activité musculaire en elle-même est fortement génératrice de chaleur pour l’organisme (lors de la contraction d’un muscle, le rendement de transformation de l’énergie chimique en énergie mécanique ne dépasse pas 25 p100, ce qui signifie que 75 p100 de l’énergie utilisée par le chien lors de son effort s’accumule en lui sous la forme d’une chaleur nocive qu’il doit évacuer !).
Dans ces situations, les risques associés sont ceux de diarrhées de stress, de déshydratations intenses, et de coups de chaleurs, bien connus par exemple des chiens militaires projetés pour missions en zones tropicales ou désertiques.
Facteurs favorisants
A la température ambiante, considérée comme chaude pour le chien dès le seuil de 25° C (sa zone de neutralité thermique, où il thermorégule de manière optimale, se situe à 20° C), peuvent s’ajouter des facteurs aggravants ou pour le moins favorisant l’émergence d’une syncope d’hyperthermie (coup de chaleur) :
- l’humidité ambiante, transcrite en terme d’hygrométrie ; élevée, cette dernière entrave les échanges thermiques du chien par voie respiratoire ;
- l’activité musculaire, que le conducteur cynotechnique devra doser au maximum chez son animal afin d’éviter toute surchauffe ;
- l’excès pondéral qui, outre le surcroît d’effort qu’il demande au chien lors du travail, signe un excès de masse graisseuse qui se fait au détriment de l’eau corporelle ;
- l’anxiété, qui amène le chien qui doit attendre longtemps avant de travailler à perdre des quantités considérables d’eau par la salive produite (jusqu’à 1 p1000 de son poids par heure d’attente nerveuse) ;
- la déshydratation, qui peut s’instaurer de manière insidieuse car ne générant aucun symptôme évident tant qu’elle ne dépasse pas 3 p100 ;
- l’âge, l’organisme voyant sa teneur physiologique en eau diminuer avec les années ;
- l’absence de toute ventilation ;
- la conformation du chien enfin, les races brachycéphales étant particulièrement fragiles.
Gestion préventive des problèmes
Afin de prévenir la dangerosité pour le chien des coups de chaleur, chacun sait qu’il est indispensable de le maintenir à l’ombre et au frais, ainsi que de lui laisser de l’eau aussi fraîche que possible à disposition, lors de fortes chaleurs. Mais lorsque celui-ci doit travailler, le conducteur devra s’intéresser aux éléments suivants :
- climatiser ou ventiler au mieux les véhicules de transport, y compris dans un cadre militaire en opération ;
- ne pas hésiter à mouiller régulièrement le ventre et la nuque du chien, à lui placer les pattes dans une bassine d’eau ;
- envisager le port de bottines protectrices en fourrure polaire lorsqu’il doit travailler sur du sable, ou pire du bitume, surchauffés ;
- refuser toute attente longue sous le soleil avant d’engager le chien dans sa mission (cadre d’un travail professionnel) ;
- contrôler régulièrement, plusieurs fois par jour, la température corporelle de l’animal (rectale ou auriculaire) afin de dépister précocement toute augmentation même minime de celle-ci (au repos) ;
- concevoir si le climat est désertique des manteaux permettant d’y placer des « ice-packs » réfrigérants ;
- en cas de travail en zone sableuse désertique, les lunettes conçues par les troupes américaines engagées en Irak (« doggles ») semblent être des plus utiles sans pour cela gêner le chien ;
- éviter enfin, autant que faire se peut, d’utiliser des chiens à robe noire, couleur qui « emmagasine » la chaleur des rayons solaires.
4/ Gestion des conditions climatiques froides
En matière de recherche humanitaire ou dans un domaine essentiellement sportif comme le traîneau à chiens, le froid intense est un élément environnemental particulièrement difficile à gérer pour le conducteur cynotechnique, surtout si le chien est amené à s’y trouver projeté sans préparation préalable pour raison opérationnelle.
Le chien résiste bien au froid
En conditions « normales », un chien bien entraîné physiquement et convenablement nourri peut sans problème travailler par des températures ambiantes de -20°C à -30°C. Au delà, le risque existe de genèse d’une hypothermie, ce d’autant plus
- que la présence de vent est responsable d’un facteur de déperdition calorique qui abaisse fortement la température au contact de la peau
- que le pelage du chien est mouillé ; ceci peut se produire, même par température très froide, lors de journée ensoleillées durant lesquelles de la neige fond dans la fourrure du chien pour ensuite geler et prendre en glace la nuit directement au contact de la peau.
Ces phénomènes sont bien connus et ont été longuement étudiés sur des attelages de chiens de traîneau participant à des couses marathon de près de 2000 kilomètres telles l’Iditarod ou la Yukon Quest en Alaska et au Canada.
Conséquences induites
La première « modification » observée chez le chien placé en de telles conditions réside en un frémissement permanent de la peau, qui a pour simple objectif de générer de la chaleur en zone sous cutanée, selon le principe qui veut qu’environ 80 p100 de l’énergie utilisée pour ce faire par les muscles peaussiers soient transformés en chaleur. Maintenue ainsi sans autre précaution ou prévention, le chien deviendra vite moins apte au travail et verra progressivement son appétit chuter, alors même qu’il a besoin de plus d’énergie pour lutter contre le froid. Une hypothermie globale peut alors s’installer, qui peut conduire jusqu’à la mort de l’animal s’il est laissé à lui-même.
Des gelures localisées peuvent également apparaître, en particulier lors de conditions atmosphériques froides avec des vents forts. Ces gelures ne concerneront jamais les pattes, qui sont particulièrement bien vascularisées chez le chien, le sang circulant servant d’eau de radiateur (ce qui néanmoins refroidit ce dernier et contribue à une hypothermie généralisée). A l’inverse, les zones « humides » que sont les mamelles et la vulve chez la chienne, le pénis et le scrotum chez le chien, et les flancs (très exposés), pourront fréquemment faire l’objet de lésions spectaculaires et douloureuses.
Prévenir hypothermie et gelures
L’adaptation de l’alimentation est un des facteurs de prévention : un travail d’une heure par -20°C double le besoin énergétique du chien par rapport à un même travail effectué par une température de +2°C . Dans de tels cas, il devient impératif d’utiliser un aliment complet sec à forte teneur en graisses (supérieure à 20%), celle-ci apportant plus d’énergie avec un rendement meilleur et sous un petit volume alimentaire. Pour des périodes de plusieurs jours par temps très froid, on pourra préparer des petits « snacks » énergétiques, à l’aide d’un moule à glaçons, faits d’un mélange 50% de saindoux (ou graisse de volailles)/50% de graisse de coprah (végétaline), additionnés de miel afin de maintenir une consistance acceptable par le chien.
Si neige et/glace sont présentes, les bottines en fourrure polaire utilisées chez le chiens de traîneau représentent une protection des plus efficaces, faute de quoi il sera bon de graisser les espaces interdigités et les coussinets avant le travail. Divers systèmes de protection thermique existent enfin (manteaux, combinaisons, protections mammaires…) qui, en de tels environnements, n’auront rien de ridicule !
Que faire en cas d’hypothermie ou de gelure ?
Dès lors que la température corporelle du chien s’abaisse sous un seuil critique (35 à 36°C) , il est impératif d’intervenir au plus vite :
- couvertures de survie,
- placement sous tente ou sous abri chauffé, voire lorsque cela est possible, utilisation d’une baignoire dont l’eau est de 40°C,
- abreuvement avec une eau à 38°C, voire perfusion chauffée si nécessaire,
- massages doux sur l’ensemble du corps
En cas de gelure, la zone lésée sera placée dans une eau tiédie à 38-40°C puis fera l’objet des mêmes soins aseptiques qu’une brûlure, un traitement antibiotique étant indispensable.
5/ Le chien de recherche et la haute altitude
Les équipes cynotechniques de recherche de personnes ensevelies (décombres ou avalanches) sont les plus concernées par des interventions qui peuvent nécessiter de faire travailler le chien plusieurs heures/jour en haute altitude (plus de 2500 mètres) sans acclimatation physiologique. Il en découle pour le conducteur placé dans une telle situation la nécessité de devoir bien connaître les phénomènes biologiques induits afin, autant que faire se peut, d’en prévenir les conséquences néfastes pour l’animal.
Conséquences biologiques de l’hypoxie-hypobarie d’altitude
D’une manière générale, la capacité d’effectuer des efforts physiques à des altitudes dépassant 1500 mètres est diminuée, et ce de manière directement proportionnelle à l’altitude. Les effets nocifs de la haute altitude sont étudiés chez l’homme et chez l’animal depuis des décennies, et sont liés au fait que si l’air ambiant contient toujours la même concentration en oxygène (20,93 p100), les moindres pressions barométriques observées en altitude font qu’à chaque inspiration une quantité moindre d’oxygène entre dans l’organisme ; à cela s’ajoute que la pression de l’oxygène dans l’air qui pénètre les poumons est elle aussi amoindrie, d’où un phénomène d’hypoxie qui touche l’ensemble des tissus de l’organisme. Par ailleurs, lorsque l’altitude augmente, l’air devient de plus en plus sec et la perte en eau subie par le chien via sa respiration devient notoirement plus élevée qu’en plaine. Dès lors un travail fourni dans de telles conditions d’hypoxie (manque d’oxygène) aigue (sans acclimatation) va générer chez le chien une augmentation des fréquences respiratoires et cardiaques beaucoup plus intense que ce qui aurait été observé à travail égal en plaine, avec émergence d’une sensation de fatigue plus précoce et atteinte des facultés de travail prolongé. A cela s’ajoute une exacerbation des phénomènes de stress oxydatif cellulaire et de leurs conséquences, évoqués par ailleurs, qui contribue grandement à altérer le fonctionnement énergétique de la cellule et fragilise les membranes de cette dernière jusqu’à pouvoir les détruire. Ces éléments furent démontrés lors des différentes expéditions « Chiens des cimes » conduites par la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris et l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort.
Le mal aigu des montagnes touche aussi le chien
La conséquence des phénomènes biologiques évoqués est la possible émergence chez le chien de travail de symptômes cliniques tout à fait assimilables à ceux décrits chez l’Home sous le nom de « mal aigu des montagnes ». Ce dernier intègre pour le chien :
- des problèmes digestifs (diarrhées de stress, vomissements, nausées)
- une fatigabilité physique et mentale accrue
- de l’insomnie
- des maux de tête qui peuvent se manifester par de l’agressivité vis-à-vis de l’homme ou des autres chiens.
Ces symptômes, qui apparaissent dans les 5 à 7 heures qui suivent l’exposition à une altitude dépassant 3000 mètres, disparaissent dans la plupart des cas en 2 à 3 jours.
Dans des cas plus graves, on peut voir se développer un œdème pulmonaire aigu, voire un œdème cérébral. Lors d’une étude récente enfin, nous avons pu mettre en évidence des modifications de l’électrocardiogramme d’effort de chiens de recherche travaillant à des plus de 4000 mètres d’altitude témoins d’une souffrance hypoxique du myocarde.
Prévenir est fondamental
La prévention de ces problèmes, dont certains peuvent être graves, passe, en l’absence de possibilité d’acclimatation progressive à l’altitude avant travail, par la nutrition et une prophylaxie médicamenteuse. Les travaux conduits, lors des expéditions « chiens des cimes » ont ainsi montré :
- l’efficacité d’un enrichissement de l’aliment du chien en acides gras dits de la série oméga 3 (qui permettent une meilleure oxygénation des cellules et jouent un rôle anti-inflammatoire)
- l’indispensabilité de hautes teneurs alimentaires en nutriments antioxydants (vitamine E, vitamine C, polyphénols, bétacarotène, lutéine,…)
- les rôles protecteurs vis-à-vis du cœur, mais aussi antioxydants, d’une molécule médicamenteuse comme le propentofylline
- l’utilité, similaire à ce qui se pratique chez l’homme, de la distribution d’un médicament diurétique à faible dose.
Il sera également utile pour tout conducteur cynotechnique amené à travailler dans de telles conditions de se doter d’une trousse de soins spécifique.