
Le début des années 90 a vu le développement, dans de nombreux foyers français, de la possession de ce qu'il est maintenant classique d'appeler des "NAC" (Nouveaux Animaux de Compagnie). Ce phénomène sociologique ne fait depuis que s'amplifier, les "NAC" étant maintenant l'objet d'un engouement sans précédent, lequel ne va malheureusement pas sans risque...qu'il incombe trop souvent aux services de secours et donc aux vétérinaires sapeurs pompiers de gérer à posteriori. Mode directement importée des Etats-Unis, pays dans lequel il est bon de ne pas faire comme les autres dans sa vie personnelle "visible", les "NAC" sont donc devenus en peu de temps un véritable phénomène de société.
Mais des petits rongeurs sans grand risque du début (cobaye, hamster, lapin, souris...) on est vite passé pour certains à la nécessité de posséder un animal "pas comme les autres" (reptiles, primates, arachnides, sauriens...), d'autant plus fascinant qu'il est rare (mangoustes, kangourous de Benett, varans, iguanes, chiens de prairie...), et d'autant plus excitant qu'il peut etre dangereux (serpents constricteurs de grande taille, serpents venimeux, mygales, scorpions, singes...) ! Sans doute en va t'il ainsi sociologiquement en notre société hyper-sécurisée et hyper-assistée que le besoin de décharger son adrénaline ou d'apparaitre hors des sentiers battus est devenu une nécessité pour certains d'entre nous....Il n'est qu'à voir "nos" réactions totalement démesurées face à la grippe aviaire pour s'en convaincre (et ce d'autant plus facilement qu'il suffit que le CPE apparaisse et que les médias se focalisent sur autre chose pour que "nous" n'ayions plus peur de la petite bébète!!!).
Sans vouloir ici générer des frayeurs inutiles, il me semblerait bon que les propriétaires de ces animaux qui sont tout sauf de compagnie soient conscients des risques qu'ils encourent, mais qu'ils font surtout courir aux autres, l'expérience montrant que les dits animaux se sauvent plus souvent qu'on ne l'imagine...ou bien encore qu'on s'en débarasse parfois sans vergogne en un lieu public. Outre le coté phobique (un serpent relaché sur un quai de métro parisien conduit sans problème certains, par frayeur panique, à sauter sur la voie), outre les risques d'envenimations graves (à l'heure actuelle ce sont déjà plus de 100 envenimations gravissimes qui sont relevées chaque année en France liées à la "fuite" de ces animaux de chez leur propriétaire), on oublie souvent qu'ils peuvent etre porteurs de maladies dites "zoonotiques" (maladies infectieuses ou parasitaires qui se transmettent de l'animal à l'homme). Je ne vous ferai pas ici un cours sur le problème...mais il est LUI de fait inquiétant, à une époque ou on parle beaucoup d'une autre zoonose très mineure celle là...
Pour moi, le vrai respect de l'animal sauvage consiste à le laisser dans son environnement d'origine; il suffit alors de s'offrir un séjour de vacances dans un bel endroit de nature pour aller y admirer ces animaux dont on peut, je le reconnais, raffoler...en bout de course ça ne coute pas plus cher que d'en avoir chez soi, et on ne fait pas partager le risque à ceux qui ne le souhaitent pas!
Question de point de vue...mais j'avoue en avoir marre d'aller ramasser des serpents et autres joyeusetés de plus en plus dangereuses un peu n'importe ou !!!
2
-
Par Dominique Grandjean
Mercredi 29 mars 2006
3
29
/03
/Mars
/2006
18:21
est-ce que votre metier est difficile car plus tard je voudrais faire vétérinaire en NAC
vous pouvez aller sur le site d'une des écoles vétérinaires et vous trouverez le cursus à suivre, qui n'est effectivement pas si simple que ça.
amitiés
euromillion resultat euro million resultat euromillions