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Avant de commencer à explorer à proximité ou à l’intérieur de bâtiments détériorés, il faut d’abord définir des voies de secours. Et ne jamais entrer dans un immeuble sans qu’un collègue n’attende à l’extérieur.
La troisième phase consiste à explorer les alentours ou l'intérieur des batiments détériorés
Le peigne fin est pratiqué d’abord dans les zones sinistrées où on a le plus de chances de retrouver des survivants. Ces zones sont :
• les abris anti-aériens ;
• les caves ;
• les étages, les entrées, les escaliers et les greniers accessibles ;
• des pièces partiellement effondrées ; les secouristes doivent explorer les espaces vides à proximité de murs ou de cheminées restés debout, à la recherche de victimes.
Les conducteurs cynotechniques de recherche-sauvetage doivent d’abord déterminer la zone de travail de leurs groupes, par exemple les caves et les étages. S’il n’y a pas d’expert du sauvetage dans leur groupe, ils définissent aussi les mesures de sécurité, comme le port de maques antipoussière, l’encordage des sauveteurs entre eux, le renforcement et la sécurisation des entrées, l’utilisation de certains matériaux et la méthode de sauvetage.
Pour le chien de recherche et de sauvetage, c’est aussi la phase de la recherche fine. Il l’exécute dans des zones où d’autres chiens ont déjà cherché intensivement, sans donner d’alerte. Dans la phase de recherche fine, le maître travaille méthodiquement et laisse son chien parcourir les différentes zones plus lentement, en cherchant plus intensément.
La recherche dans les débris poussiéreux est difficile pour les chiens ; leurs narines se remplissent de poussière. Mieux vaut donc leur essuyer le museau de temps à autre avec un tissu humide.
Pour le chien de recherche et sauvetage, c'est la phase de la recherche fine
Dangers et sécurité
Les maîtres doivent connaître les voies de secours et les cachettes, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments. Il en va de même pour toutes les personnes actives dans des zones où des tremblements de terre ont eu lieu, où des répliques peuvent suivre le premier tremblement, mais aussi en présence de ruines provoquées par des explosions, car d’autres explosions peuvent survenir. Voilà pourquoi le gaz et l’électricité doivent toujours être coupés avant que le maître (et son chien) entrent dans le bâtiment. Les maîtres doivent également être conscients des dangers liés aux matériaux radioactifs et savoir s’il y a des produits chimiques (huile ou acides électrolytes par exemple) dans les décombres.
Dans la phase de recherche fine, le conducteur travaille méthodiquement et laisse son chien parcourir les différentes zones plus lentement, en cherchant de manière plus
intense.
Signes d’effondrement
Évaluer les risques d’effondrement n’est pas simple. Avec des années d’expérience, on peut commencer à maîtriser cette science. Les maîtres-chiens de recherche et de sauvetage seront confrontés à des situations où ils devront évaluer eux-mêmes les risques. La théorie et la pratique, par exemple une formation sur des sites de démolition et dans des bâtiments condamnés, sont nécessaires pour compléter les connaissances d’un maître-chien de recherche et de sauvetage efficace.
Toutefois, certains signes annoncent qu’un effondrement est proche :
Mesurable : En cas de risque d’effondrement, placez un morceau de verre fixé avec du plâtre dans le coin du bâtiment entre deux murs. Si le verre explose, vous saurez que les murs bougent. Il existe également des appareils utilisés à cet effet.
Audible : La plupart du temps, on peut entendre des bruissements ou des grondements juste avant l’effondrement. Si on observe le chien, on verra qu’il écoute ses bruits, la tête penchée.
Visible : Les portes et les fenêtres, que l’on ne peut plus fermer, montrent que les murs bougent et s’affaissent.
Perceptible : Certains bâtiments ou certaines pièces donnent un mauvais sentiment quand on y pénètre. Parfois, un chien de recherche et de sauvetage expérimenté refusera absolument d’y entrer. Presque toujours, le chien a raison !
Le conducteur doit connaitre les voies de secours et les cachettes, à l'intérieur et à l'extérieur des batiments, en cas de réplique du tremblement de terre.
Question à Ruud Haak:
Pourquoi les gens font-ils ce travail ?
Selon l’importance et les caractéristiques de la mission, le directeur des opérations doit décider de l’utilité des équipes présentes, si possible en concertation avec le ou les instructeurs. L’efficacité de l’équipe cynotechnique importe plus que les certificats au moment de l’appel. En participant avec succès à des formations pratiques, au cours desquelles l’équipe cynotechnique est testée sur sa capacité à supporter la pression et le stress, on obtient une bonne recommandation pour entrer en action. Et n’allez pas imaginer une mission comme une belle ballade dans la nature. Après quelques jours de vie dans une tente spartiate avec des équipements primaires dans l’environnement empuanti d’une zone sinistrée, vous ne fantasmerez plus. On ne peut trouver aucun plaisir dans l’odeur des décombres ni dans celle du désinfectant sur vos mains. Dans ces moments, vous vous demandez ce que vous faites là. Mais dès que votre chien marque une victime, vous êtes à nouveau motivé pour continuer la recherche, pour aider vos semblables dans une situation d’urgence, avec votre chien de recherche et de sauvetage à vos côtés !| Septembre 2010 | ||||||||||
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