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Lorsque l’on recherche des personnes ensevelies sous des décombres ou que l’on effectue un sauvetage avec des chiens, mieux vaut mettre au point un plan de recherche systématique, également appelé la méthode des cinq phases pour la recherche et le sauvetage en milieu urbain.
La première phase consiste à étudier la zone sinistrée
Dès qu’il arrive sur les lieux de la catastrophe, le directeur des opérations doit annoncer la présence des chiens de recherche et de sauvetage au poste de commandement (si celui-ci a déjà été établi). Dans le cadre de missions internationales, ce commandement est pris en charge par l’OSOCC (On Site Organization and Coordination Center, Centre de Coordination et d’organisation sur site), à l’initiative des Nations unies (UN).
La première phase de la mission consiste, pour le directeur des opérations et certains conducteurs cynotechniques, à inspecter la zone sinistrée. Une seule personne ne suffit pas, entre autres parce qu’il est interdit de pénétrer seul dans des bâtiments endommagés ou détruits sans qu’un coéquipier attende à l’extérieur pour apporter son aide en cas de problème. Cette reconnaissance consiste à :
• Déterminer les caractéristiques et l’étendue des dommage, l’évolution des incendies et de la fumée, les installations détruites (par exemple, gaz et électricité, etc.). Vérifier si le gaz et l’électricité sont coupés. Il importe aussi de vérifier la présence de radioactivité ou de rayonnements dus à des dommages causés à des bureaux, laboratoires ou hôpitaux.
• Évaluer si la zone sinistrée peut être parcourue, en contrôlant simultanément la présence de formes de dommages connues sous le noms d’éléments de dommage (système de Maak).
• S’informer auprès de témoins de la catastrophe sur l’étendue exacte des dommages, le nombre de disparus et leur emplacement au moment du désastre. Pour ce faire, il faut savoir à quelle heure la catastrophe est survenue et l’endroit où les disparus devaient normalement se trouver à cette heure. Par exemple, la nuit, ils sont dans leur chambre et au moment du petit déjeuner, dans la cuisine ou la salle à manger. Il faut aussi savoir si les victimes ont été surprises par l’explosion ou le tremblement de terre, ou si des secousses les ont alertées.
• Évaluer les dangers encourus par les chiens de recherche et de sauvetage et leurs maîtres.
• Déterminer le nombre de secouristes et services de secours disponibles.
Déterminer les caractéristiques et l'étendue des dommages
Information sur l’opération
Une fois qu’il a réalisé une évaluation complète des dommages, qu’il sait de combien de chiens et de secouristes il dispose et qu’il connaît l’équipement disponible, le directeur des opérations peut décider de lancer ou non l’opération et, dans l’affirmative, l’organiser. Chaque personne impliquée dans la recherche et le sauvetage reçoit des informations personnalisées sur l’opération. Elles comprennent :
• Une répartition générale de la zone en catégories ;
• La liste des dangers éventuels, surtout ceux liés à l’électricité, au gaz, à la radioactivité, aux produits chimiques, aux poisons anti-vermine, à des fuites de liquides (chimiques), etc. ;
• Le résultat de l’étude, et notamment le nombre estimé de victimes et de disparus, l’existence de cachettes, caves, etc. ;
• Les objectifs de l’opération de sauvetage ;
• Le lieu où évacuer les blessés ;
• Le lieu où transporter les morts ;
• Le regroupement des aides et autres secouristes. Un expert peut être assisté par plusieurs aides ;
• L’attribution de zones de travail ;
• La répartition des tâches entre les chiens actifs et au repos. On peut utiliser les chiens au repos pour contrôler les alertes avant de les signaler. Le maître-chien au repos devrait autant que possible surveiller les chiens de recherche ;
• La localisation du poste de commandement.
Toutes ces informations doivent être connues des maîtres-chiens. À l’étranger, mieux vaut que toutes les dénominations des lieux, rues, etc. soient écrites dans la langue nationale (et/ou leur prononciation), ce qui permettra aux autochtones de vous aider à retrouver votre chemin.
S'informer auprès des témoins sur le nombre de victimes disparues
Question à Ruud Haak
Quelle est la première méthode de recherche à employer dans une zone sinistrée ?
La recherche avec les chiens est prioritaire sur toutes les autres méthodes de recherche et de sauvetage. Mais n’oubliez pas : la sécurité du maître et de son chien passe avant tout. Un chien ne peut pas travailler sans son maître et sans chien, un maître n’a guère d’utilité. Ne mettez jamais votre sécurité ni celles des autres en péril en jouant les casse-cou. Soyez toujours prudent, que ce soit dans un bâtiment endommagé à proximité ou sur un tas de décombres.
Sans direction, la puissance de travail est inutile. Le directeur des opérations des équipes cynotechniques de recherche et de sauvetage coordonne leur travail, de concert avec tout autre commandement présent. Si ce travail n’est pas encore organisé, ou si personne parmi les équipes de sauvetage ne prend le commandement, c’est la personne la plus expérimentée qui doit prendre en charge l’organisation des opérations de recherche.
Plus les recherches commencent rapidement, plus les chances de retrouver des survivants sont élevées. Toutefois, ne travaillez jamais seul et ne commencez pas à travailler sans avoir bien réfléchi à la situation. Chaque conducteur cynotechnique doit d’abord évaluer l’étendue de la destruction puis travailler méthodiquement.
Evaluer les dangers
encourus par les équipes cynotechniques de recherche-sauvetage
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