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Dans la troisième étape, on vise à apprendre au chien à établir le lien suivant : chercher un humain (une odeur humaine) dans une zone déterminée signifie qu'il va trouver son
jouet. Le chien est amené dans une zone de recherche, qui peut être remplie de décombres, recouverte de neige ou de végétation.
En répétant souvent l’étape deux, le chien apprend qu’il trouvera toujours son jouet (sous les décombres ou dans un bois) auprès de l’assistant. L’objectif final du dressage est atteint dans la troisième étape : établir un lien entre la zone de recherche, un être humain et le jouet du chien. L’environnement et les personnes disparues ou ensevelies deviennent des facteurs décisifs dans l’instinct de chasseur. Le résultat : un chien de recherche et de sauvetage avec une véritable passion pour la recherche dans des environnements spécifiques (décombres, forêt, neige).
Au début, ne lancez pas de recherche dans des zones trop vastes, afin que le chien réussisse dans un délai assez court. Plus tard, vous pouvez étendre progressivement la zone de recherche ou augmenter le nombre de « victimes ». Par cette évolution graduelle, il intègre parfaitement que la découverte d’un être humain revient à retrouver son jouet. Étant donné que cette méthode se fonde sur un talent naturel du chien, il cherchera avec enthousiasme pour réussir.
Education individuelle
Quand le chien maîtrise ces exercices, on peut encore améliorer ses performances en lui proposant des situations plus difficiles. Par exemple, il doit chercher plus longtemps avant d’obtenir le résultat souhaité ou travailler davantage dans des décombres pour trouver l’assistant. Cela ne fera qu’intensifier son besoin de trouver son jouet. Ce processus évolutif doit être adapté en fonction de chaque chien. Certains ont plus de force et d’énergie que d’autres. Il faut être particulièrement attentif dans la recherche dans les décombres à ce que les matériaux utilisés pour recouvrir le trou soient adaptés à la force, à l’énergie et au dressage du chien.
Un terrain et des circonstances plus difficiles signifient que le chien ressentira plus d’excitation pendant les actions de recherche. Il doit parcourir une zone de recherche plus vaste et/ou
passer au travers d’une couche plus épaisse de débris au-dessus de l’assistant, il doit faire plus d’efforts pour retrouver son jouet. Ou il fait face à de tous nouveaux obstacles, qu’il doit
surmonter pour réussir. Par exemple, il peut rencontrer des buissons épineux, des fossés, des futaies impénétrables, pénétrer dans de longs couloirs obscurs ou une cave pleine d’obstacles, qu’il
doit contourner pour trouver l’être humain et son jouet.
Dans le dressage d’un chien de recherche et de sauvetage, rien ne peut être laissé au hasard. Le dresseur doit connaître en détail chaque étape d’une mission de recherche et aider son chien à progresser selon son caractère. Pour qu’un chien supporte la tension de missions sur plusieurs jours, il faut que le dressage soit optimal dès la première étape. Le chien ne doit souffrir aucune frustration. Celle-ci apparaît lorsque l’animal n’est pas traité comme il faut, ou quand il ne peut pas suivre ses instincts. Mentionnons tout de même que des frustrations occasionnelles sont moins néfastes pour un chien expérimenté que pour un chien en cours de dressage. Pour lui, elles sont catastrophiques. Mais même pour un chien expérimenté, la frustration peut entraîner une baisse des performances.
Si l’on souhaite qu’un chien travaille au maximum de ses capacités, son dressage doit toujours être adapté à son caractère et à ses spécificités. En stimulant un instinct spécifique, le chien
sait immédiatement ce qu’il doit faire. Quand il trouve une piste, il met tout en œuvre pour atteindre la personne, même s’il doit creuser, mordre ou gratter pour déblayer les débris. S’il ne
réussit pas assez rapidement, il se met en colère et aboie.
Question à Resi Geritsen
Comment un conducteur cynotechnique doit-il procéder s’il veut que son chien cherche mieux dans une zone précise ?
Les chiens de recherche et de sauvetage doivent toujours opérer un choix entre l’odeur humaine qu’ils doivent pister parmi les décombres et toutes les autres odeurs, parmi lesquelles des odeurs humaines. Ensuite, ils doivent marquer l’endroit où la concentration d’odeur est la plus forte. Le dresseur doit apprendre à comprendre la méthode de recherche de son chien et surtout ne pas le perturber par des commandements inutiles. Le dresseur mène l’équipe en cherchant avec ses yeux et ses oreilles et en mémorisant le terrain que le chien a déjà parcouru. S’il souhaite que son chien approfondisse une certaine zone, ce que l’on appelle une recherche fine, il ne doit pas utiliser de commandement différent. Il suffit généralement qu’il ne bouge pas et fasse des mouvements avec ses bras pour montrer la direction à l’animal. Autre solution : le dresseur peut inhaler profondément et à plusieurs reprises à un endroit précis, comme s’il voulait détecter une odeur. La curiosité du chien sera éveillée, puisqu’il considère le dresseur comme un collègue de recherche, et il cherchera de manière plus intensive.
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