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(photo Ruud Haak)
L’apprentissage d’un être vivant quel qu’il soit ne tire jamais bénéfice d’un renforcement des règles. Au lieu de lui imposer un système rigide, le chien doit travailler ce qu’il aime. Le dressage d’un chien de recherche et de sauvetage doit être flexible, tout en visant un but précis. C’est toujours le dresseur qui pose le plus de problèmes dans le dressage d’un chien de recherche et de sauvetage. Déterminé par son environnement, il éprouve d’abord des difficultés à distinguer entre dressage ordinaire d’un chien et dressage d’un chien de recherche, puis à adopter un nouveau mode de pensée. Lorsque le dresseur comprend la différence, on obtient ce que l’on appelle une bonne équipe : deux collègues, chacun avec sa spécialité !
Une éducation stimulante
Certains conducteurs cynotechniques s’escriment à entraîner leurs chiens pour qu’ils émettent certains signaux. Pendant des mois, ils les exercent à l’aboiement. Et puis il arrive que les chiens ne fassent plus de progrès, qu’ils résistent ou refusent complètement de chercher. En effet, cette méthode ne tient pas compte du chien. La question est de savoir pourquoi on ne choisit pas une méthode adaptée au chien, au lieu de s’efforcer d’adapter le chien à la méthode ?
Un dressage qui prend en compte les caractéristiques propres au chien est en fait un moyen positif d’utiliser ses traits héréditaires. Cette méthode d’apprentissage présente l’avantage évident que le chien ne ressent aucun malaise en apprenant à chercher, localiser et alerter, ce qui en fera un travailleur heureux. La recherche s’apprend et s’exerce avec une fiabilité supérieure. Par ailleurs, cette méthode d’apprentissage est beaucoup plus amusante : elle en inspirera plus d’un !
Se mettre à la place de son chien
Pour supporter le rythme de travail intense qui lui est demandé, il doit avoir une véritable passion pour la recherche, générée par le dressage. Le dressage le plus efficace et le plus réussi se fonde sur les aptitudes et les instincts naturels du chien, qui se convertissent en un insatiable désir de travail. Pour rappel, la chasse est la première tâche pour laquelle l’homme a utilisé le chien, le mettant à son service. La chasse est donc la première spécialité du chien, et elle constitue bien une forme de recherche. En outre, l’instinct de la chasse peut être stimulé jusqu’à ce que le chien soit pratiquement exténué, même chez les chiens non chasseurs. Encourager ce comportement est très aisé, tout simplement en exerçant les bons instincts, sans imposer de pression et sans récompense inappropriée. En suivant sa propre méthode d’apprentissage, par essais-erreurs, le chien peut découvrir par lui-même la bonne méthode de travail. Vous mettre à la place de votre chien, telle doit être votre devise.
Processus d’apprentissage
Pour les chiens de recherche et de sauvetage, le processus d’apprentissage doit suivre les étapes suivantes :
1. Attirer l’attention du chien sur un jouet.
2. Établir un lien entre le jouet et les êtres humains.
3. Introduire une zone de recherche avec une odeur humaine.
Ainsi, on apprend au chien à utiliser son penchant naturel pour rechercher des personnes. Un objet mouvant stimule certains instincts chez le chien ; l’objet joue le rôle d’une proie. Nous exploitons ces instincts pour apprendre au chien à chercher avec enthousiasme et motivation. D’abord, on pousse le chien à se concentrer sur le jouet, puis on présente ce jouet en établissant un lien avec un être humain. Ensuite, la détection de l’odeur humaine présente dans la zone de recherche signifiera qu’il a trouvé son jouet. Le chien veut son jouet, quoi qu’il arrive, et il manifeste donc clairement qu’il l’a trouvé.
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