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Search and Rescue Dogs


La Méthode des 5 Phases
Phase 4: le Marquage

Le chien de recherche et de sauvetage doit indiquer clairement à son maître qu’il a découvert une victime en marquant l’endroit où la concentration d’odeur, l’indice odorant, émanant des décombres est la plus forte. En fonction de la manière dont le chien se comporte et donne l’alerte, le maître sait si la victime est morte ou vivante.

undefined Dans la quatrième phase, le chien doit indiquer clairement à son conducteur qu'il a découvert une victime

 

 

Le marquage constitue évidemment une phase importante dans la recherche de victimes. Il arrive que des chiens qui marquent très bien pendant leur formation soient moins performants à ce niveau au cours d’une mission. Cela peut s’expliquer. En premier lieu, le maître se trouve dans une situation où le stress est bien plus intense, ce qui influence le chien, sans aucun doute. Ensuite, tous les chiens cherchent plus longtemps, plus fréquemment et dans des conditions moins favorables quand ils sont sur le terrain. La température, les précipitations et le vent influent sur la recherche et les marquages. Une poussière surabondante peut également jouer un rôle important.

  undefined Quand le chien découvre l'odeur d'un mort pour la première fois, cette dernière entraine souvent une sorte de confusion dans sa réaction


Marquage de personnes décédées

Les morts ont une odeur différente de celle des vivants ; quand le chien découvre cette odeur pour la première fois, elle peut entraîner une certaine confusion dans son esprit. De nombreux chiens marquent les morts très différemment des vivants, de leur propre initiative. Par exemple, on peut voir des chiens intéressés sentir avec les oreilles repliées sur le cou, se tenant rigides, mais parfois aussi couchés ou assis, tout comme ils marquent un objet lors du pistage. Normalement, ils n’aboient plus. On peut les voir s’approcher avec hésitation et renifler à nouveau ces emplacements particuliers.

  undefined Le chien marque l'endroit ou la concentration d'effluves humaines provenant des décombres est la plus forte


Contrôle d’un marquage

Un chien qui marque l’indice odorant d’une victime doit être récompensé ; ensuite, le maître l’éloigne du site. Un deuxième chien explore alors la même zone pour confirmer le site indiqué par le premier chien, avant que des secouristes ne se mettent au travail. Le maître du deuxième chien ne peut pas savoir où le premier chien a marqué, car sinon il pourrait influencer son chien. Il doit démarrer la recherche au moins à dix ou vingt mètres de l’odeur. Si le deuxième chien marque le même endroit, le creusement peut commencer immédiatement.

undefined Tout en progressant prudemment, le conducteur doit évaluer en permanence le comportement de son chien


Le contrôle d’un marquage est fondamental. Il arrivait souvent par le passé que des secouristes se mettent à creuser à un endroit où il n’y avait pas de victime, perdant ainsi beaucoup de temps et d’énergie. Le chien avait marqué uniquement pour satisfaire son maître. Peut-être qu’il avait trop cherché sans succès, peut-être son maître lui imposait-il une pression trop forte, sans s’en rendre compte. Voilà pourquoi il faut toujours faire contrôler un marquage par un deuxième chien, si possible, avant de signaler la découverte aux ouvriers-sauveteurs. Le temps passé à ce contrôle est compensé par le temps perdu à creuser pour rien. De plus, les ouvriers-sauveteurs se mettraient sûrement à douter du professionnalisme du maître et de son chien. Et ils auraient bien raison, sachant l’énorme quantité de travail que représente presque toujours un sauvetage. Il est très difficile pour un maître-chien de recherche et de sauvetage de prendre la décision de demander à des ouvriers de creuser à un endroit précis.

undefined Les chiens marquent les victimes décédées très différemment des vivantes

 
Marquages pour montrer la direction

Pendant le creusement, le chien peut rester à proximité tout en continuant son travail de recherche. De temps en temps, il faut arrêter de creuser pour lui permettre d’indiquer dans quelle direction les ouvriers doivent continuer leur travail. De grandes dalles de béton, d’autres obstacles, la température, le vent, etc. empêchent l’odeur de remonter verticalement ; elle peut circuler partout dans les décombres. Dès lors, le chien de recherche et de sauvetage doit continuer à indiquer la direction pendant que l’on creuse le trou.

Nouveau contrôle

Après le sauvetage, le chien doit retourner explorer le même site, au cas où d’autres victimes seraient ensevelies au même endroit ou à proximité.

Question à Ruud Haak

Qui doit signaler le marquage d’un chien de recherche et de sauvetage ?

Un marquage se définit comme la méthode utilisée par le chien pour indiquer clairement à son maître qu’il a découvert une personne ensevelie pendant une recherche. En voyant un chien marquer dans les décombres, on peut toujours observer un comportement caractéristique ; dès lors, chaque maître doit connaître les signes de marquage de son chien. Pour étendre ce principe, pendant le dressage, seul le maître dit à l’instructeur où se trouve l’odeur, car c’est la personne la mieux à même d’interpréter le marquage de son chien. Le chien de recherche peut marquer de manière différente pendant une mission, selon la durée et le degré de difficulté de la recherche, sans oublier les marquages différents selon que la victime est morte ou vivante. La responsabilité qui incombe au maître, qui doit décider de la présence d’une personne morte ou vivante, est énorme. Le dressage n’est pas chose facile. Une décision positive ou négative peut représenter une lourde responsabilité pour le maître, à la fois pendant le dressage ou au cours d’une opération de sauvetage.


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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 12:24
La Méthode des 5 Phases
Phase 3: le Peigne Fin

Avant de commencer à explorer à proximité ou à l’intérieur de bâtiments détériorés, il faut d’abord définir des voies de secours. Et ne jamais entrer dans un immeuble sans qu’un collègue n’attende à l’extérieur.

undefined La troisième phase consiste à explorer les alentours ou l'intérieur des batiments détériorés

 

 Le peigne fin est pratiqué d’abord dans les zones sinistrées où on a le plus de chances de retrouver des survivants. Ces zones sont :

les abris anti-aériens ;

les caves ;

les étages, les entrées, les escaliers et les greniers accessibles ;

des pièces partiellement effondrées ; les secouristes doivent explorer les espaces vides à proximité de murs ou de cheminées restés debout, à la recherche de victimes.

Les conducteurs cynotechniques de recherche-sauvetage doivent d’abord déterminer la zone de travail de leurs groupes, par exemple les caves et les étages. S’il n’y a pas d’expert du sauvetage dans leur groupe, ils définissent aussi les mesures de sécurité, comme le port de maques antipoussière, l’encordage des sauveteurs entre eux, le renforcement et la sécurisation des entrées, l’utilisation de certains matériaux et la méthode de sauvetage.

Pour le chien de recherche et de sauvetage, c’est aussi la phase de la recherche fine. Il l’exécute dans des zones où d’autres chiens ont déjà cherché intensivement, sans donner d’alerte. Dans la phase de recherche fine, le maître travaille méthodiquement et laisse son chien parcourir les différentes zones plus lentement, en cherchant plus intensément.

La recherche dans les débris poussiéreux est difficile pour les chiens ; leurs narines se remplissent de poussière. Mieux vaut donc leur essuyer le museau de temps à autre avec un tissu humide.

  undefined Pour le chien de recherche et sauvetage, c'est la phase de la recherche fine

 

Dangers et sécurité

Les maîtres doivent connaître les voies de secours et les cachettes, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments. Il en va de même pour toutes les personnes actives dans des zones où des tremblements de terre ont eu lieu, où des répliques peuvent suivre le premier tremblement, mais aussi en présence de ruines provoquées par des explosions, car d’autres explosions peuvent survenir. Voilà pourquoi le gaz et l’électricité doivent toujours être coupés avant que le maître (et son chien) entrent dans le bâtiment. Les maîtres doivent également être conscients des dangers liés aux matériaux radioactifs et savoir s’il y a des produits chimiques (huile ou acides électrolytes par exemple) dans les décombres.

  undefined Dans la phase de recherche fine, le conducteur travaille méthodiquement et laisse son chien parcourir les différentes zones plus lentement, en cherchant de manière plus intense.

 
Signes d’effondrement

Évaluer les risques d’effondrement n’est pas simple. Avec des années d’expérience, on peut commencer à maîtriser cette science. Les maîtres-chiens de recherche et de sauvetage seront confrontés à des situations où ils devront évaluer eux-mêmes les risques. La théorie et la pratique, par exemple une formation sur des sites de démolition et dans des bâtiments condamnés, sont nécessaires pour compléter les connaissances d’un maître-chien de recherche et de sauvetage efficace.

Toutefois, certains signes annoncent qu’un effondrement est proche :

Mesurable : En cas de risque d’effondrement, placez un morceau de verre fixé avec du plâtre dans le coin du bâtiment entre deux murs. Si le verre explose, vous saurez que les murs bougent. Il existe également des appareils utilisés à cet effet.

Audible : La plupart du temps, on peut entendre des bruissements ou des grondements juste avant l’effondrement. Si on observe le chien, on verra qu’il écoute ses bruits, la tête penchée.

Visible : Les portes et les fenêtres, que l’on ne peut plus fermer, montrent que les murs bougent et s’affaissent.

Perceptible : Certains bâtiments ou certaines pièces donnent un mauvais sentiment quand on y pénètre. Parfois, un chien de recherche et de sauvetage expérimenté refusera absolument d’y entrer. Presque toujours, le chien a raison !

  undefined Le conducteur doit connaitre les voies de secours et les cachettes, à l'intérieur et à l'extérieur des batiments, en cas de réplique du tremblement de terre.

  Question à Ruud Haak:

Pourquoi les gens font-ils ce travail ?

Selon l’importance et les caractéristiques de la mission, le directeur des opérations doit décider de l’utilité des équipes présentes, si possible en concertation avec le ou les instructeurs. L’efficacité de l’équipe cynotechnique importe plus que les certificats au moment de l’appel. En participant avec succès à des formations pratiques, au cours desquelles l’équipe cynotechnique est testée sur sa capacité à supporter la pression et le stress, on obtient une bonne recommandation pour entrer en action. Et n’allez pas imaginer une mission comme une belle ballade dans la nature. Après quelques jours de vie dans une tente spartiate avec des équipements primaires dans l’environnement empuanti d’une zone sinistrée, vous ne fantasmerez plus. On ne peut trouver aucun plaisir dans l’odeur des décombres ni dans celle du désinfectant sur vos mains. Dans ces moments, vous vous demandez ce que vous faites là. Mais dès que votre chien marque une victime, vous êtes à nouveau motivé pour continuer la recherche, pour aider vos semblables dans une situation d’urgence, avec votre chien de recherche et de sauvetage à vos côtés !


(Photos Ruud Haak et Resi Geritsen)
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 13:57

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